Foire aux questions

Cette rubrique a pour but de répondre aux questions pratiques que se posent les familles et les professionnels dans la vie quotidienne.

Vous pouvez nous adresser vos questions par email.

Nous nous efforcerons de vous apporter une réponse à partir d’articles parus dans la presse spécialisée ou en faisant appel à l’expertise de nos partenaires selon les sujets.

Nous vous communiquerons également les coordonnées des services aptes à vous apporter la réponse la mieux adaptée à votre situation.

Question :

A qui parler des problèmes de mon enfant ? J’ai eu mon fils aîné à 16 ans. Il a aujourd’hui 17 ans et de nombreux problèmes (il veut arrêter ses études, etc...). Je n’ai personne avec qui en parler. Ma maternité précoce m’a coupée de mes amies d’autrefois et celles d’aujourd’hui ont des enfants en bas âge. J’ai vu un psy, mais ça n’a pas marché. Que puis-je faire ?

Réponse :

Il faut, je crois, distinguer deux problèmes. Il y a tout d’abord les difficultés de votre fils. Elles sont normales car, à 17 ans, on cherche sa voie et les envies d’arrêter les études sont fréquentes. Mais il serait sans doute bon que votre mari et vous puissiez, en parlant avec des professionnels et d’autres parents, interroger vos rapports avec lui. Peut-être pourriez-vous vous renseigner pour savoir ce que propose dans votre région un organisme comme L’Ecole des parents. Il serait certainement utile aussi que vous parliez à votre fils – si ce n’est pas déjà fait – de votre vie passée et de la difficulté que vous avez, étant donné votre propre adolescence, à vous situer par rapport à la sienne. Mais il y a aussi dans votre lettre une angoisse qui ne concerne que vous. Vous me dites que vous avez perdu votre mère à 10 ans, que votre père n’a pas joué son rôle. Et que vous avez cherché dans votre maternité précoce une issue à l’absence de votre mère. Aidée par un mari qui a été à la fois pour vous un père, un frère, un amant, etc. Tout cela vous a permis de vivre, mais ne règle pas les problèmes quant au fond. Il faudrait que vous puissiez prendre la mesure des souffrances engendrées par "l’absence".

Source : psychologie magazine, la réponse de Claude Halmos Psychanalyste.

 
col3